02 février 2009
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Le perce neige
Violette de la Chandeleur,
Perce, perce, perce-neige,
Annonces-tu la Chandeleur,
Le soleil et son cortège,
De chansons, de fruits, de fleurs ?
Perce, perce, perce-neige
A la Chandeleur.
R. Desnos
Tiens au fait... il y a plein de violettes dans mon jardin.
22 septembre 2008
C'est aujourd'hui ou jamais....
Un vingt-deux de septembre au diable vous partites,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
On ne reverra plus au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Pieusement noué d'un bout de vos dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Désormais, le petit bout de cœur qui me reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,
A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Et c'est triste de n'être plus triste sans vous
27 avril 2007
Tolérence....
Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n'ai rien dit :
Je n'étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n'ai rien dit :
Je n'étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les les juifs,
Je n'ai rien dit :
Je n'étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n'ai rien dit :
Je n'étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait plus personne pour protester.
Poème écrit à Dachau par le Pasteur Martin Niemöller
En mettant un peu d'ordre dans mon disque dur j'ai retrouvé ce poème qui fait parti des tas de petites choses que j'aime bien et que je mets de côté quand j'y tombe dessus pas hasard.
Bizarrement, il me semble d'actualité...
27 mars 2007
poèmes de saison.


26 janvier 2007
Vers de saison.
Petite flemme aujourd'hui, alors je copie....
Il a neigé la veille et, tout le jour, il gèle
Il a neigé la veille et, tout le jour, il gèle
Le toit, les ornements de fer et la margelle
Du puits, le haut des murs, les balcons le vieux banc,
Sont comme ouatés, et, dans le jardin, tout est blanc.
Le grésil a figé la nature, et les branches
Sur un doux ciel perlé, dressent leurs gerbes blanches.
Mais regardez. Voici le coucher de soleil.
A l'occident plus clair court un sillon vermeil.
Sa soudaine lueur féerique nous arrose,
Et les arbres d'hiver semblent d'un corail rose.
François Coppée
La neige
Qu'il est doux, qu'il est doux d'écouter des histoires,
Des histoires du temps passé,
Quand les branches d'arbres sont noires,
Quand la neige est épaisse et charge un sol glacé !
........
Alfred de Vigny
Spécialement pour ceux qui ont les pieds dans la neige et qui ont froid.
Ici, ça y est l'hiver est passé.... (pour l'instant on verra bien)
14 janvier 2007
Difficile samedi matin.
Cher petit oreiller, doux et chaud sous ma tête,
Plein de plume choisie, et blanc, et fait pour moi !
Quand on a peur du vent, des loups, de la tempête,
cher petit oreiller, que je dors bien sur toi !
(L'oreiller d'un enfant - Marceline Desbordes-Valmore)
09 novembre 2006
Garçon ! Un café et un poème !
Tiens, le dernier jeu d'écriture m'a fait penser à ce poème de Prevert.
Pas gai, gai, mais j'aime bien.
Enn' je t'ai piqué une photo de café, moi je n'en ai aucune...
Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il s'est levé
Il a mis son chapeau sur sa tête
Il a mis son manteau de pluie
Parce qu'il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j'ai pris
Ma tête dans ma main
Et j'ai pleuré.
08 octobre 2006
Poème d'automne.
J'aime l'automne et ce poème me va très bien...
Poème d'Automne de Liu YuXi
Depuis les temps anciens, l'arrivée de l'Automne
Semble apporter toujours tristesse monotone ;
Mais pour moi le soleil de l'automne, éclatant
Surpasse sans conteste un matin de Printemps.
Ciel serein; une grue, par dessus les nuages
Lance au ciel, dans l'azur, sa poétique image.
04 janvier 2006
Poème.
Neruda, lu chez "Rêve d'Eté" : ici
01 janvier 2006
Petits poetes.
Plus spécialement pour Enn' haïkus.
Pour les autres acrostiches de circonstance.






















