27 juillet 2009
Souvenirs....
Je ne sais trop pourquoi, (les vacances sans doute...), j'avais cette chanson dans la tête.
Mon grand-père me la chantait, j'ai mis un moment avant de retrouver les paroles.
Je crois que je ne me suis pas trop trompée...
On dit qu'il est un petit vieux
Qui vient le soir jeter du sable
Dans tous les pauvres petits yeux
Des enfants qui sortent de table.
Ref : Le vieux dans son sac
Puise et crac, crac, crac,
Tout s'envole, et se verse,
On dirait une averse.
Le vieux dans son sac,
Puise et crac, crac, crac.
Crac, crac, crac,
Crac, crac, crac, crac, crac.
Par où vient-il dans les maisons,
C'est par le trou de la serrure !
Il a sans doute des chaussons
Nul ne l'entend, je vous l'assure !
Ref.
Passez, passez bon petit vieux
dit la maman, mon fils sommeille
Mais allez voir aussi les yeux
Du pauvre qui souffre et qui veille
Ref.
08 mars 2009
Aujourd'hui....
Parce que c'est le 8 Mars, on m'a envoyé ce lien.
Je n'aime pas particulièrement ce Monsieur mais ma grand-mère en était fan... hé oui !!!
Alors je l'ai écouté jusqu'au bout, j'ai fermé les yeux et j'ai revu ma grand-mère sur son vélo d'appartement. Rituel, elle habitait un pays qui ne fait que monter et descendre et comme il fallait qu'elle fasse bouger ses jambes, elle faisait au moins une heure de vélo d'appartement tous les jours en écoutant des disques et J.. I.. était en bonne place (elle avait tous les disques).
J'en ai eu les larmes aux yeux (comme maintenant en écrivant).
Je voudrais tant lui ressembler, je fais le maximum pour y arriver.
Peu de chance que j'ai les cheveux frisés et les yeux bleus mais si je pouvais avoir hérité de sa gentillesse, de sa générosité, de sa bonté, de son immense tolérence et de sa capacité à ne voir que les bons côtés des gens.
Elle était douce mais ferme, elle ne se laisser pas marcher sur les pieds mais on avait l'impression de pouvoir tout lui demander. Je ne sais pas si je l'ai entendu dire "non", pourtant il a dû lui arriver de le dire.
J'espère que j'arriverai petit à petit à être comme elle était... même qu'un petit peu ça serait bien...
C'était un beau cadeau, Michel ! Merci mille fois pour ce moment passé avec ma grand-mère !
J'aurais dû mettre ça dans les souvenirs sonores, je n'y avais pas du tout pensé...
Autrement sur cette journée Enn' a écrit ça, c'est bien ; inutile que j'y mette mon grain de sel.
23 février 2009
3 lettres....
... pour toujours dans la tête des Toulousains.
Sur Frivoli aujourd'hui.
J'ai relu, toujours avec autant d'émotion, nos souvenirs.
7 ans et encore si présent dans l'esprit.
20 février 2009
Souvenirs d'école(s)....
Je n'ai pas d'ancienne école, ni d'ancien collège, ni d'ancien lycée.
Mais si ! J'ai été scolarisée... uniquement dans du provisoire ; des "préfa" aujourd'hui disparus.... Hé oui ! 12 ans de préfa !!!
J'aimerais retrouver la cour d'école, les kakis qui s'écrasaient au sol à l'automne, le garage à vélo tout rouillé où personne ne "garait" de vélo ; les pieds de vignes qu'on arrachait pendant les cours de "gym" au collège, ce petit lycée à taille humaine avec sa dizaine de clases...
Même le café où on allait a été rasé il n'y a pas très longtemps.
Il ne reste plus rien de ces années si ce n'est dans la mémoire.
Où j'étais pendant ma scolarité ? A la campagne ?
Ben non, pas du tout, dans Toulouse tout simplement...
C'est sûrement pour ça que les "vieilles" écoles chargées d'histoire m'attirent. J'aime y trainer à la recherche de souvenirs, de traces que je ne pourrais jamais retrouver.
Ces visites me laissent plein de nostalgie.
En voici une vue à ma manière... ici.
12 février 2009
Souvenir....
Ça rapellera des souvenirs à certains.
La grande antenne qu'on voyait en arrivant en Andorre et le jingle. (clic pour écouter)...
Le site pour tout savoir...
08 février 2009
70 ans....
Non, non ce n'est pas mon age.
Nous fêtons cette année les 70 ans de la retirada. Je ne sais pas si on fête une défaite et un exode...
J'ai quand même envie de dire qu'on le fête cet anniversaire. C'est une chance pour Toulouse et les toulousains cette arrivée massive d'Espagnols, elle a donné à la ville une autre couleur, elle a apporté une richesse qui fait de Toulouse ce qu'elle est aujourd'hui. Je me suis nourrie de cette culture. Elle fait partie de moi.
Quelques images connues....


A voir, des petites vidéo sur le site du Musées de la Résistance.
El paso del Ebre. La même par "les motivés".
Plus récent mais cette chanson incarne la résistance. Elle est très connue, on en oublie presque qu'elle est catalane.
Elle a été interdite mais il suffisait que Lluis LLach entame l'accompagnement musical pour que le public chante les paroles interdites au chanteur.
L'estaca. La même par "les motivés"
Elle me semble d'actualité.
Du temps où je n'étais qu'un gosse - Mon grand-père me disait souvent
Assis à l'ombre de son porche - En regardant passer le vent
Petit vois-tu ce pieu de bois - Auquel nous sommes tous enchaînés
Tant qu'il sera planté comme ça - Nous n'aurons pas la liberté
(refrain) Mais si nous tirons tous il tombera - Ça ne peut pas durer comme ça
Il faut qu'il tombe, tombe, tombe - Vois-tu comme il penche déjà
Si je tire fort il doit bouger - Si tu tires à mes côtés
C'est sûr qu'il tombe, tombe, tombe - Et nous aurons la liberté.
......
Ce n'est pas la traduction habituelle, on a plus l'habitude de celle-là
Grand-père Siset me parlait ainsi - De bon matin sous le porche
Tandis qu'attendant le soleil - On regardais passait les chariots
Siset ne vois-tu pas le pieu - Où nous sommes tous ligotés ?
Si nous ne pouvons nous en défaire - Jamais nous ne pourrons avancer !
Si nous tirons tous il tombera - Cela ne peut durer longtemps
C'est sûr qu'il tombera, tombera, tombera - Bien vermoulu il doit être déjà
Si tu tires fort par ici -Et que je tire fort par là
C'est sûr qu'il tombera, tombera, tombera - Et nous pourrons nous libérer.
30 novembre 2008
Les sons de l'enfance.....
Il y a quelques jours Enn’ posait la question…
Pouvez-vous raconter dix sons ancrés dans votre mémoire ? Dix sons de l'enfance ou d'après, des sons que vous entendez encore clairement qui vous remuent, vous chatouillent le neurone ? Dix sons madeleines ?
Je veux bien essayer d’entendre à nouveau ces sons anciens… Je ne suis pas sure d’en trouver dix
-Petite, blottie au fond de mon lit, chez mes grands parents, j’entends au loin dans la maison le ronronnement de la télé, les discussions des « grands » sans savoir ce qu’ils racontent sans même chercher à le savoir. Je crois que ça me permettait de m’endormir paisiblement sans angoisse.
Savoir qu’il y a de la vie pas loin de moi me rassure. J’aime entendre sans écouter ce qui se passe autour de moi. Sur la plage avec un livre, installée sous un parasol, le bruit de la mer, les enfants qui jouent, les discussions plus ou moins animées me font décrocher de mon bouquin et plonger dans un demi-sommeil absolument merveilleux.
Je fais la même chose dans le train.
Ça compte comme trois sons ça ?
-Bien sûr la sonnerie de la barrière en bas, toujours chez mes grands-parents. Cette sonnerie annonciatrice du passage d’un train nous faisait courir en haut du coteau pour faire bonjour. On gesticulait pour attirer l’attention des voyageurs. A cette époque, pas de clim, les voyageurs étaient aux fenêtres et nous répondaient pour notre plus grand bonheur. Je crois que tous les enfants font ça.
-Encore des trains… Certains jours, ça dépend du vent, on entend de la maison les manœuvres des trains. Cette sonnerie lancinante identique à celle des alarmes de voiture ; la voix des cheminots dans les haut-parleurs… ni gêne, ni agacement ; ça fait partie de mon environnement rassurant.
-Un son plus récent mais qui a quand même plus de 20 ans. Les bruits de la rue sourds et atténués par la couche de neige qui recouvre le « Vélux » de ma chambre. Hé oui, j’ai passé 3 ans au Puy en Velay. Trois hivers enneigés. J’aimais bien entendre ces sons pourtant signes que ça allait être compliqué de sortir la voiture et d’aller au lycée.
-Les bruits de la forêt, de la nature... quand je me promène seule. Le craquement du sol sur lequel je marche, le vent dans les branches… en fait ce que beaucoup appelle le silence… Un silence rempli de bruits.
-Comme Enn’ moi aussi j’ai des souvenirs de la pendule Comtoise. Le tic-tac du balancier, la demi-heure et son coup de « cloche » unique, les heures qui sonnent deux fois à cinq minutes d’intervalle et sans interruption la nuit. Ça ne m’a jamais empêché de dormir, ni réveillé.
Pendule que ma grand-mère remontait une fois par semaine, j’aimais regarder les gros poids remonter derrière le balancier et le bruit de la clé qui les accompagnait.
Ça, ça fait deux sons quand même…
-Ce n’est pas vraiment un son mais ça fait partie de mes souvenirs sonores… Mon grand-père chantait en permanence, des chansons du début du siècle dernier, des airs d’Opéra… Pour moi le bricolage sans chanson ne peut pas exister. Les bruits de la perceuse, du marteau, de la forge, de la faux... sont accompagnés de chansons. D’ailleurs mon grand-père ne faisait pas que chanter, il récitait aussi « Donnes-lui donc à boire disait mon père ! », « Le coup passa si près que le cheval fit un écart en arrière et le chapeau tomba », « Bon appétit Messieurs.. » et nous nous l’écoutions, on essayait bien de réciter à nouveau ces grandes tirades mais il nous en manquait toujours un morceau.
-Mon autre grand-père lui siffler tout le temps. Mais ce sont les bruits de son atelier qui me restent en mémoire. Il était cordonnier, utilisait des outils particuliers ; des marteaux bizarres, des tranchets… Il y avait dans son atelier de grosses machines avec des brosses rondes plus ou moins dures, des meules. Elles tournaient à grande vitesse et dans un bruit infernal. Interdiction de s’en approcher quand elles tournaient. Par contre une fois à l’arrêt j’aimais passer les mains dans les brosses, certaines étaient d’une douceur incroyable (elles servaient à faire briller les chaussures).
-Là aussi ce n’est pas un son mais plutôt un souvenir sonore. La voix de mon arrière-grand-mère qui me racontait des histoires des après-midi entières. Je ne sais pas dire si elle était douce, mais je sais qu’elle me fascinait. La façon dont elle racontait ces histoires, jamais pareil, les intonations… je n’ai jamais retrouvé le même ton. Elle nous captivait, on ne pouvait plus s’arrêter d’écouter. Quand je lis ces histoires, j’entends sa voix et les mots qu’elle utilisait. Je ne sais malheureusement pas reproduire sa façon de raconter.
Un petit dernier pour la route et là je crois que j’ai le compte.
-Le crépitement de la cheminée. J’aime le feu de cheminée, je peux rester des heures à le contempler, je n’ai jamais trop chaud, sûrement que tout ce qui se dépose dans le conduit de la cheminée doit aussi se déposer dans mes poumons mais tant pis je ne peux pas me décoller de devant une cheminée.
Pour moi aussi beaucoup de souvenirs s'accompagne d'odeurs....
Contrat rempli je passe à qui veut...
04 mars 2007
3 ans...
J'ai presque oublié, bizarre, j'habite le quartier où il a grandi, où il est allé à l'école avec mon père et mon oncle (école où je suis allée d'ailleurs)....
Et la brique rouge des Minimes...
O mon païs
O Toulouse
Dansez sur moi dansez sur moi
Le soir de mes funérailles
Que la vie soit feu d'artifice
Et la mort un feu de paille
15 janvier 2007
Le clocher de St Sernin.
Un jour de neige, très rare à Toulouse.
Pas de neige aujourd'hui.... Mais le clocher quand même....
A gauche, la porte royale.
Celle par laquelle est entré Louis XIV sur sa route vers l'Espagne.
Elle a été murée après.
Personne ne passe sur les pas du Roi.
En face de cette porte la rue Gatien Arnoult, là où habitait mes grands parents.

Le même avec des guirlandes, du soleil et du monde...
Plus vivant, moins triste.
18 octobre 2006
Jeu de bulles.
Je n'ai pas tout à fait 3 ans, mon frère et mon cousin 6, ma cousine 10, nous jouons sous l'oeil de mon grand-père à courir derrière des bulles...


J'aime ces photos, on a tellement partagé de bons moments avec mon grand-père.....






















